•      Chaz parait un garçon comme les autres. Il a dix-huit ans, une petite copine, s’habille tout en noir et trimballe son objet fétiche partout avec lui. Mais vu de près, quelque chose cloche. Cet objet fétiche en question semble très étrange pour un jeune homme de son âge. Et la lueur qui brille dans ses yeux? Cette lueur de folie, cette lueur machiavélique si étrange... Pareil pour son faux-frère, Felix qui, bien que complètement différent de Chaz physiquement, partage les mêmes trois passions que lui. Tuer, Torturer, Boire. “TTB”.

    Si un jour vous apercevez deux jeunes hommes, un blond et un brun, tout habillés de noir et qui viennent vers vous, fuyez aussi vite que vous le pouvez... Si vous voulez rester en vie.


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  •      Chaz tiqua. Il regarda le corps sans vie qui gisait devant lui, passa sa langue sur ses dents pointues et explosa de rire. Un rire qui semblait plein de haine, de soif de vengeance et de désir de sang. Le jeune homme saisit le couteau qui était planté dans la boue maculée de sang, l’essuya sur son t-shirt déchiré et donna un violent coup de pied dans le ventre du cadavre, pour s’assurer qu’il avait bien perdu la vie. Comme celui ci ne bougea pas, Chaz se retourna, satisfait de sa ‘randonnée’ nocturne et se dirigea vers le portail de fer qui menait à l’internat où il était logé. Il avançait lentement mais sûrement, son pas était ferme et plein d’assurance. Ne voulant croiser personne, il se faufila au milieu des buissons taillés au millimètre et arriva enfin aux dortoirs. Le jeune homme se rendit à la porte notée ‘numéro 111’ et l’ouvrit d’un coup sec. Il se dirigea vers le petit lavabo de porcelaine dans sa salle de bain personnelle et lava son couteau qu’il posa sur le rebord de la fenêtre puis son visage maculé de sang et de terre. Chaz retira ensuite ses vêtements, aussi sales que son visage, et les jeta dans un sac poubelle. Il soupira d’aise et s’affala sur son lit où il s’endormit quelques minutes plus tard. Il avait malheureusement oublié de ranger son couteau qui n’avait pas bougé et était encore posé sur le rebord de la grande fenêtre.  

         Une jeune fille entra quelques heures plus tard dans la chambre de Chaz. Elle regarda le garçon pendant quelques secondes puis aperçut le fameux couteau. Finnula, car c’était son nom, fronça les sourcils et l’attrapa en l’inspectant sous toutes ses coutures. Elle passa son doigt fin sur le manche en bois, sur la lame acérée, puis le reposa là où elle l’avait trouvé en soupirant. La fillette, qui semblait avoir 18 ans, s’approcha du lit de Chaz et, se penchant en avant, le secoua de toutes ses forces en hurlant « Chazou! Réveille toi! »

    Chaz ouvrit les yeux et dit d’une voix rauque et ensommeillée : « Putain Finn crie moins fort... J’ai mal aux tympans bordel. » Il attrapa ensuite la jeune fille par le col et l’embrassa avant de se détacher d’elle, de passer sa main sur sa bouche et de lui demander ce qu’elle faisait ici aussi tôt. On lui répondit que, voyons, il était quand même 10 heures, et qu’on avait envie de manger! Le jeune homme se leva, se vêtit d’une longue veste noire et s’étira.

    -        ‘On va manger?’ Dit il en ouvrant la porte de sa chambre

    -        ‘Bah ouais! Je meurs de faim... Monsieur Chaz Mendoza, vous devriez apprendre à vous lever tôt.’

    -        ‘Sachez, Mademoiselle Finnula Richardson, que je ne suis pas du matin.’

    Le jeune couple se dirigea vers la cantine commune, main dans la main. Finnula ne savait rien des escapades nocturnes de son chéri. Elle croyait qu’il faisait simplement des insomnies, ce qui l’empêchait de dormir pendant une bonne partie de la nuit. Mais si elle avait prêté plus grande attention au couteau, ce matin là, elle aurait distingué une petite gravure sur la lame de l’objet et se serait sûrement posé plus de questions. « Good night begins with ‘Blood’ » pouvait être lu sur le canif. La dague était en fait une sorte de trésor de famille, transmis de génération en génération chez les Mendoza, qui avaient étés, pendant longtemps, connus comme une famille aux membres assoiffés de sang et de vengeance. Alors qu’ils n’avaient pas vraiment d’ennemis, enfin pas d’ennemis connus, ni dont ils devaient sérieusement se méfier.

     

         Le jeune couple, qui avait rapidement mangé, était allongé dans l’herbe sur une serviette rouge sang. Finnula dormait, roulé en boule, et Chaz jouait avec son couteau. Le jeune homme tiqua et le planta violemment dans l’herbe en plissant les yeux. Quand il le dégagea, arrachant au passage une motte de terre, le grand brun le nettoya en l’essuyant sur la serviette et l’utilisa pour couper une mèche des cheveux de sa copine. Il ricana et la renifla doucement avant de la jeter en l’air, observant la mèche noire légèrement ondulée se disperser avant de retomber autour de lui. Chaz soupira légèrement et s’allongea à côté de Finnula et s’endormit, le visage enfoui dans les cheveux de la jeune fille.


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  •      Chaz se réveilla en sursaut sur les coups de minuit. Il se leva non sans difficultés du banc où il s’était finalement couché, il y a à peine deux heures de cela et serra son couteau dans sa main droite. Un étrange désir de sang l’envahissait. Le jeune homme s’avança dans le parc jusqu’à atteindre le mur qui le séparait du monde extérieur. Il l’escalada. Sauta sur le béton. Et fonça droit sur un ivrogne qui ronflait sur le trottoir non loin de là. Chaz le reveilla d’un violent coup de pied dans le ventre et, se penchant sur le vieil homme, susurra :

    -        ‘Eh, le vieux, c’est mal de dormir sur la route… On sait jamais ce qui pourrait t’arriver.’

    L’homme, pour simple réponse, plissa les yeux en sortant un vieux canif de la poche de son manteau miteux. Chaz sourit, les yeux pétillants. Enfin une ‘proie’ qui ne se laissait pas tuer sans rien dire ! Il se pencha sur le vieillard, couteau à la main, quand une autre voix se fit entendre.

    -        ‘Mendoza !’ Hurla Felix Brawn en s’approchant.

    -        ‘Brawn… Tu viens m’aider ?’ Ricana Chaz en appuyant son pied sur le ventre de l’ivrogne qui se tortillait en agitant son canif.

    -        ‘Ouaip. Alors, qu’avons-nous là ?’ Felix fouilla dans sa poche pendant quelques secondes et en extirpa un cutter.

    Ensemble, les deux jeunes gens enfoncèrent les lames de leurs armes blanches dans le torse de la victime qui se débattait toujours comme elle le pouvait.

    -        ‘Crève’ Chuchota Felix avant de lui cracher au visage

    Une tache de sang se répandit rapidement sur la chemise du vieillard qui se mit à convulser en poussant des gémissements qui devinrent bientôt des longs râles tandis qu’il se vidait de son sang. Au bout d’une trentaine de secondes, il convulsa pour la dernière fois et s’effondra sur le trottoir, bouche ouverte. Chaz et Felix se regardèrent en ricanant et essuyèrent simultanément couteau et cutter sur le cadavre encore chaud. Il le vidèrent de ses biens : alcool, quelques pièces de monnaie et un vieux canif, puis abandonnèrent la carcasse sur le trottoir, se dirigeant vers le seul bar de la ville encore ouvert au milieu de la nuit : ‘The Fox’, un pub Anglais coincé entre une boulangerie et un magasin d’Antiquités.

    Chaz poussa la porte du pub et entra dans la grande pièce enfumée, suivi par Felix qui ricanait encore en nettoyant son cutter sur son t-shirt noir. Les deux jeunes hommes s’assirent sur les hauts tabourets devant le bar et se commandèrent chacun une bière qu’ils entamèrent en discutant joyeusement de sang et de mort. Les autres clients ne prêtaient pas attention à la discussion glauque des jeunes. Ils étaient ou habitués à leur manie de parler d’atrocités ou trop saouls pour comprendre les paroles de Felix et Chaz.

     

         C’est vers quatre heures du matin que le blond et le brun retournèrent à l’internat. Pas pour aller se coucher, mais bien au contraire, pour continuer de boire. The Fox avait en effet fermé ses portes quelques minutes auparavant. Ils entrèrent dans le foyer de l’établissement, où se trouvait le stock d’alcool, et se servirent chacun un cocktail.

    -        ‘Hey’ Commença Chaz, ‘Hey Brawn, j’ai de plus en plus de difficultés à ne pas faire de mal à Finn. Toi t’es toujours avec ta cousine, tu fais comment pour pas la… Lui faire mal ?’

    -        ‘J’me défoule sur d’autre gens la nuit. Ou des animaux.’ Il ricana en pensant au cadavre de poulet qu’il avait abandonné dans une poubelle il y a deux nuits de cela.

    Chaz plissa les yeux.

    -        ‘Mouais… J’pense que j’vais faire ça, thanks Felix’ Ajouta-t-il en terminant son cocktail.

    Felix sourit. Chaz était comme un frère pour lui ; ils se connaissaient depuis leur plus tendre jeunesse, étant arrivés dans l’internat le même jour. Chaz était alors âgé de cinq ans, Felix de huit. Très vites, ils s’étaient confiés l’un à l’autre et avait développé un amour fraternel très fort. Maintenant, ils se voyaient presque chaque nuit pour vaquer à leur passions communes : tuer, torturer, boire. « TTB » comme ils disaient en présence d’autres personnes, surtout quand il s’agissait de Finnula ou de Lily Brawn, la cousine de Felix. Ces deux là étaient d’ailleurs très proches aussi, mais leur relation cousin/cousine n’était pas aussi forte que celle entre Chaz et lui.

    Chaz, justement, regardait le verre vide de son faux-frère.

    -        ‘Encore un peu ?’ Demanda-t-il en désignant la bouteille.

    -        Ouais, allez, encore un verre et j’y vais.’

    Felix observa le jeune homme remplir le verre pour la troisième fois et lui tendre en souriant. Il l’attrapa et le but cul-sec en fermant les yeux puis posa violemment le verre sur le bar en haletant. Le grand blond se leva brusquement et salua Chaz d’un signe de main avant de se diriger vers sa chambre en titubant légèrement, le visage rougi par l’alcool. Chaz, de son côté, n’avait pas bu autant que son ‘grand frère’ et se dirigea vers les dortoirs à son tour en sifflotant. Il se coucha tout habillé et ne tarda pas à s’endormir d’un sommeil agité, peuplé de cauchemars les plus horribles les uns que les autres.


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  •      Finnula descendit du bus numéro 167 et se dirigea vers un petit appartement dans une ruelle sombre de la ville. Elle composa le code à quatre chiffres et s’engouffra dans le trois pièces sale en regardant autour d’elle, les yeux écarquillés. La jeune fille appela d’une voix légèrement tremblante mais forte : ‘Excusez-moi, y a quelqu’un ?’ Presque aussitôt, un jeune homme d’une vingtaine d’années sortit de la deuxième salle en souriant. Il avait les cheveux bruns en pétard, des yeux noirs pétillants et un regard de fauve, de fauve qui vient de repérer une jolie proie et qui compte la ramener chez lui pour son dessert puis abandonner la carcasse dans une ruelle loin de chez lui.

    -        ‘Salut ma belle, comment ça va ?’

    -        ‘Coucou Jay’ !’ Finn se dirigea d’un pas dansant vers le jeune punk et l’embrassa passionnément en souriant. Il caressa la joue de la jeune fille en la dévorant du regard, puis lança un regard vers la seconde pièce avant de sourire suggestivement.

    Jayden Brooks attrapa sa chérie par la taille et l’entraina dans sa chambre. Le jeune homme avait rencontré Finnula dans le magasin d’accessoires ‘Steam Punk’ où il travaillait. Très vite, ils s’étaient rapprochés et, bien que Chaz était officiellement avec Finn, elle n’avait pas résisté au charme provocateur du garçon pendant très longtemps. Ils se retrouvaient maintenant deux à trois fois par semaine dans l’appartement de Jayden pour roucouler amoureusement.

    Finn ne se sentait pas coupable à l’idée qu’elle trompait Chaz. A vrai dire elle s’en fichait. Le plaisir d’avoir un secret à cacher à ses deux copains était trop fort pour elle. Car, bien sur, Jayden n’était pas au courant que Finn avait un autre amoureux dans son internat. C'est ce qui faisait pour Finn 'l'excitation de la passion' comme elle aimait écrire dans son journal intime. D'ailleurs, si un des deux hommes avait trouvé ce journal, Finnula ne serait toujours pas en vie à cette heure...

     

         Quelques heures plus tard, la jeune fille ressortit de la chambre rouge et essoufflée. Elle se dirigea vers le bus et, une demi heure à peine plus tard, entra dans sa chambre en chantonnant. Finnula était toujours de bonne humeur en rentrant de chez Jayden. Le jeune homme avait le pouvoir de lui remonter le moral, chose que son Chaz n’avait pas. Les deux jeunes hommes se complétaient. Le côté enjoué, dragueur et enthousiaste de Jayden faisait ressortir le côté sombre et discret de l’autre.

    Finn se dirigea vers ‘The Fox’ et s’installa au bar, se commandant un whisky. Elle n’avait pas aperçu Chaz et Felix qui discutaient non loin, avachis sur des chaises, devant deux grandes bières Irlandaises. Les deux jeunes gens ne l’avaient pas vu non plus. Pendant une vingtaine de minutes, Finn sirota son Whisky, affalée contre le bar. Elle pensait à son Jayden, les joues légèrement rouges.

    Mais soudain, la porte s’ouvrit violement. Le directeur de l’internat entra à grands pas et hurla les noms des trois ‘délinquants’ présents dans la salle : Finn Richardson, Chaz Mendoza et Felix Brawn. Les trois jeunes gens se regardèrent avant d’exploser de rire et de se diriger d’un pas nonchalant vers l’autre vieil homme qui semblait en colère. Ils furent sévèrement réprimandés, c’est à dire interdiction de boire l’alcool du Foyer pendant trois semaines. Cela n’importait pas Chaz et Felix, de toute façon ils iraient quand même pendant la nuit.

    Finnula lança un regard en coin à son chéri. Elle espérait qu’il ne soupçonnerait rien sur ses escapades semainières. Heureusement, Chaz se contenta de lui faire un clin d’œil et de se retourner vers Felix pour parler ‘TTB’. La jeune fille soupira d’aise et suivit lentement le directeur qui était furieux, dû à son manque d’autorité, et rentra dans l’internat, se dirigeant directement vers sa chambre pour faire une sieste jusqu’au diner.

     


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  •      The young girl was sad. She was sitting on her chair, a bunch of class photos scattered on the table in front of her. On that same table was her computer; displaying a picture of her and her friends at the last Japan Expo they had been, in July 2013. She was clenching a shirt, a large, white shirt covered in drawings and messages. The shirt that had been given to her on her last day of school. The school where she had spent the four best years of her life. The girl sobbed and held the shirt against her heart. She was crying her soul out, felt like she had to evacuate the pain she had accumulated for all these days and months. She was sure she would feel better after that.

    But she didn’t for long.

    The girl was looking at the class photos, stroking the soft, even silky paper and remembering all these years of joy and happiness. She had lost faith now. She knew that this would never happen again. She wouldn’t feel comfortable in her new school, she actually didn’t have any friends and didn’t try to make some. She sometimes laughed, but this laugh was never natural, never natural like it used to be. In her voice were notes of sadness; in her eyes could be seen tints of regret.

    Only her best friend, whom she considered as her twin and her soul mate, and her family could bring that happy smile she used to always wear. When she as with one of them, her eyes would brighten and her laugh would become like a sweet and soft melody.

    We all have up and down periods. That girl has been, for nearly a year now, at the bottom of the abyss.


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  •      Logan serra les dents en sentant la lame du couteau transpercer son épaule gauche. Il chancela pendant quelques secondes en hurlant, et gronda une insulte quand la plaie se referma. Wolverine, comme il se faisait communément appeler, sortit les « griffes » et planta celles ci dans le torse de l’homme en noir qui se figea instantanément. Il poussa un faible râle avant de s’effondrer au sol dans une marre de sang, au milieu des feuilles brunes et des champignons. Logan se tourna vers un autre homme, qui se battait à ses côtés. Celui ci était grand, blond et souriant. ‘Oi William, ils sont tous morts, tu peux arrêter.’ William retira son sabre du corps palpitant d’un deuxième homme en noir qui tomba sur un tas de feuilles mortes et sourit, essuyant le sang qui coulait sur sa joue. ‘Oh’ Murmura-t-il en s’asseyant contre un arbre pour reprendre son souffle. ‘On rentre maintenant ?’ Il désigna son bras qui saignait abondamment, indiquant qu’il faudrait soigner ça assez vite.

     

         Wolverine termina le bandage qu’il était occupé à enrouler autour du bras de son ami et soupira. Il voulait une bière. Logan se dirigea vers le frigidaire de la petite maison et ouvrit la porte de celui ci avant d’attraper une bouteille et de l’ouvrir d’un coup de dents. Il en but une longue gorgée avant de soupirer d’aise et de s’affaler sur le canapé, allumant la vieille télévision qui grésillait à présent devant lui. Bien sur, les infos parlaient des trois cadavres d’ « hommes en noir » trouvés dans la forêt il y a quelques heures de cela. Personne ne savait ce qu’il s’était passé, personne ne savait qui avait fait ce massacre. Seuls Logan et William étaient au courant. Logique, puisqu’ils étaient les auteurs de cette œuvre d’art. Le grand blond s’assit sur le canapé, à côté de Wolvy, et bailla en regardant l’écran qui tremblotait à un ou deux mètres de lui. ‘On parle encore de nous. J’me demande quand on nous découvrira… Ca fait quand même huit ans que ça dure, maintenant. Ces crétins en noir, tu sais qui c’est toi ? Ils viennent chercher la merde de plus en plus souvent depuis quelques temps…’ Logan soupira et cracha un ‘Je sais pas’ dégoûté, ce qui surprit William. Pourquoi était-il de mauvaise humeur ? Le jeune homme soupira et se leva, indiquant qu’il allait se coucher. Il se dirigea vers le hamac qui était pendu dans un coin de la pièce et s’y installa confortablement, ne tardant pas à sombrer dans le sommeil.

     

         Logan était dans la même forêt. Partout autour de lui, il n’y avait que feu et sang. L’homme hurla et se mit à reculer pour éviter une branche enflammée qui se dirigeait vers lui et se retourna en entendant un craquement : Un homme en noir venait de rompre le cou à William qui pendouillait maintenant dans les bras de l’inconnu ; celui ci jeta le cadavre dans une flamme. Une odeur de bacon se fit bientôt sentir, une odeur de viande qui grillait dans un feu trop fort. Wolverine se prit la tête entre les mains et hurla toute sa douleur et sa colère, les larmes coulant le long de ses joues avec abondance, remplissant sa bouche du goût salé des larmes. Il tituba sans s’en rendre compte, se dirigeant droit vers l’inconnu, qui dégaina son arme et appuya sur la gâchette.

         Wolverine se réveilla en sursaut, le corps en sueur. Il haleta et se leva, ou plutôt tomba, du hamac où il avait pris l’habitude de dormir. Le grand brun chancela vers la porte d’entrée et s’appuya contre le mur extérieur de la maison pour respirer un bon bol d’air frais, toujours sur le choc de la vivacité du cauchemar. Pourquoi un feu de forêt ? Pourquoi encore ces hommes ? QUI ETAIENT ILS A LA FIN ? Ces phrases résonnaient dans la cervelle sonnée de Logan qui prit sa tête entre ses mains, réalisant qu’il avait les joues trempées de larmes. Il avait donc pleuré pendant son sommeil. Lui, il avait pleuré. Le fier et courageux Logan. Wolvy s’assit sur la froide pierre qui constituait l’espèce d’entrée, devant sa maison, et ne tarda pas à s’endormir de fatigue.

         Quelques mois plus tard, Logan avait oublié ce cauchemar. A ce moment là, devinez quoi? il se battait. William à ses côtés. Dans une ruelle sombre de Chicago, ils s’étaient fait agresser par une bande d’ivrognes drogués qui semblaient armés. Wolverine en avait assommé un, qui gisait dans une poubelle, et se battait contre un deuxième qui utilisait le couvercle de cette même poubelle pour se défendre maladroitement. Tout se passait pour le mieux, jusqu’à ce qu’un coup de feu retentisse. Au début, Logan n’y prêta pas attention, et assomma le deuxième jeune garçon qui s’effondra à côté de William. Wolverine écarquilla les yeux. William ? Le blond semblait allongé sur le sol dans une mare de sang. Logan réalisa soudain ce qui avait touché le coup de feu. Il gémit et se précipita aux pieds de son ami, qui était déjà mort depuis cinq bonnes minutes. Wolvy rejeta sa tête en arrière et hurla, comme dans son cauchemar, toute sa douleur, sa peine et sa haine. Les autres ivrognes avaient pris la fuite, heureusement pour eux, et le brun se retrouva seul, dans la rue malodorante, avec le cadavre de son meilleur ami pour seule compagnie, ainsi qu’un rat à la queue frémissante qui s’approcha un peu avant de se faire embrocher par une griffe tremblante.

    (J'espère que ça répondra à tes exigences~)


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  •      Nous étions unis comme les doigts de la main. Le groupe des fans de manga. Les fous. Les gamins. Inséparables. Ruth, Tiana, Alyssa, et moi, Brooke. Principalement. Cette année de troisième, la meilleure de toute ma scolarité. Tellement de fous rires, tellement de bonheur… Comment oublier ça? Notre groupe aurait dû être éternel. Je le pensais. Sincèrement. Jusqu'à mon entrée en Seconde.

         C’était un Lycée privé, quelque peu bourgeois. Un Lycée catholique. Je m’y sentais mal à l’aise. Nous étions, et heureusement, tous ensemble. Et dans la même classe! Quelle joie de pouvoir bavarder à notre aise pendant les cours, de ne pas respecter les règles en sport, de tous manger ensemble, au self, le midi. En bref, j’ignorais mon malaise face au regard des autres, des profs, des parents. J’étais dans mon monde. Notre monde. Toujours en train de parler à tort et à travers et de n’importe quoi, vraiment nawak’. Je veux dire, qui dans ce monde peut se bidonner pendant autant de temps sur les coffres forts et le bacon? Oui. Nous. Le groupe manga. Nous avions même décidé de créer un studio de dessins et publication de mangas.

         Mais un jour, Tiana nous présenta sa nouvelle amie. Ivy. Elle me semblait gentille, mais un peu trop… Comment dire. Angélique. Parfaite même. Dès le début je me méfiais d’elle. Elle semblait vouloir garder Tianoush’ pour elle même. Discrètement. Elle s’asseyait à côté d’elle en cours, au self, se mettait avec elle en sport. Elle lui confiait ses secrets. A un point que je dus en parler à Tiana. Cela se déroula un peu comme ça :

    Je me dirigeais vers la jolie brune, la pris par le bras et l’éloignais d’Ivy.

    ‘Tiaaana, tu veux pas essayer de rester plus avec nous? Je veux dire, t’es toujours avec ton Ivy ! Tu vas pas abandonner les coffres forts pour les One Direction, si?’

    Ma Tianoush leva les yeux au ciel.

    ‘Bien sur que non ! Qu’est ce que tu crois? Mais… Me dis pas que t’es jalouse!’

    Je fronçais les sourcils et grognais.

    ‘Jalouse de quoi ? De sa passion pour les boysband?’

    Sur ce, je me retournais avec un ‘pfuit’ dédaigneux, et me dirigeais vers Hazel et Ruth qui, devinez quoi, se marraient comme des baleines.

         C’est à partir de cette discussion que je me mis à les surveiller malgré moi. Une horreur. Juste un coup d’œil, de temps en temps! Je me sentais mal… Encore plus mal. J’en parlais à Ruth. Elle me confia qu’elle aussi, avait peur de l’ébauche de l’histoire. Mais on ne dit rien. Pendant un moment. Je me contentais d’observer la progression, sous un œil critique, les manières sournoise de Ivy qui, en plus de tourner autour de ma précieuse amie, léchait les bottes du garçon que Tiana aimait. Celle ci ne me l’avait jamais dit, mais je l’avais remarqué, rien qu’à sa façon de le regarder, ou comment elle lui parlait ou même ses  mouvements, sa gestuelle quand il était dans les parages. J’ai toujours trouvé ça trop mignon. Mais… Cette idiote ne lui a jamais dit. Enfin bref. Ivy trainait avec lui maintenant. Tiana aussi, du coup. Elle était partie. Partie chez les ‘populaires’.

         Elle n'en est jamais revenue.

     

    (NB: Je n'ai rien contre les 1D, ne venez pas rager si vous êtes Directionneur(se). Merci.)


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  •      Une créature, tapie dans une grotte sombre, seulement éclairée par un tapis de champignons bleus fluorescents, ouvrit soudainement les yeux et émit un long grognement rauque qui fit trembler les murs de la caverne. Elle s’étira et passa une longue griffe sur ses écailles noires et brillantes, avant de se dresser sur ses quatre courtes pattes et d’onduler légèrement pour se débarrasser du liquide, noir et épais, qui émanait constamment de son corps en gouttelettes sombres et qui, quand elle se déplaçait, formait un sillage noir et malodorant derrière elle.

         L’animal, qui ressemblait à une espèce de lézard, seulement beaucoup plus grand, avait deux yeux rouges, sans pupille, seulement deux grands globes rouges qui ne semblaient pas bouger. En réalité, la ‘salamandre’ était aveugle, mais son odorat et son ouïe ultra développées lui permettaient de vivre comme si elle n’en avait jamais eu besoin.

     

         Méphisto. Tel était le nom de la salamandre, créature sortie tout droit des enfers chaotiques. Méphisto, créature ayant inspiré la peur la plus profonde des humains connaissant son existence. Méphisto, qui par sont physique effrayant traumatisait chaque être de race humaine qu’il croisait. Méphisto, être incompris, doux comme un agneau, qui avait été plusieurs fois presque tué par des fermiers qui avaient trouvé son refuge. La salamandre avait voyagé partout dans le monde à la recherche d’un nouvel abri, et avait fait son choix dans la grotte où il se trouvait à ce moment là.

     

         Méphisto, donc, agita sa queue et ouvrit la gueule, comme pour bailler, avant de se lécher les babines et de se diriger vers un arbre non loin de là, qu’il commença à déchiqueter, avec ses dents pointues, pour se nourrir. Cela faisait cent ans qu’il n’avait pas mangé, et il commençait à avoir sérieusement faim. Le grand lézard, après avoir dévoré un Chêne ou deux, et souillé une grande partie de la forêt de caduques près de laquelle il vivait, retourna dans son Antre pour plonger dans un sommeil profond, sans rêve.

     

    (Désolée si il est un peu plus court... Je ferais mieux la prochaine fois!)


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  •      Bon.. L'idée de noter toutes les phrases "philosophales" qui me passent par la tête (à une heure du matin, hm) m'est venue à l'esprit. DONC VOILA~~~

    - Manger un yaourt périmé une fois dans sa vie vaut mieux que périmer de l'intérieur pour l'Eternité.

    - Ecouter du Dubstep, à une heure du matin, c'est comme une Berceuse à mes oreilles. *Saigne des Tympans*

    (J'en rajouterais au fur et à mesure~)


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  •      Jane et Finn. La petite sœur, le grand frère. La petite sœur accro au rose et aux chanteurs commerciaux de notre époque, le grand frère drogué au noir et aux rites sataniques. Le Yin et le Yang, le jour et la nuit. Deux inverses, deux opposés. Ils se détestent. Profondément.

    Tous les soirs, Finn torture une poupée vaudou de sa sœur dans l’espoir qu’un jour il n’aura plus à la supporter. Tous les matins, Jane décrit dans son journal son envie de rendre son frère plus ‘normal’. Comme un jeune de 17 ans de notre époque.

     

    Pourtant, même s’ils le nient, le plus profond de leur cœur souhaite que l’autre ne change pas. Certes, Finn n’en peut plus d’entendre sa sœur chanter Just*n Bieb*r dès que celui ci passe à la radio. Certes, Jane ne supporte plus de voir la porte fermée de la chambre son frère et émanant de celle ci quelque rite horrible dont elle ne souhaite pas entendre parler.

    Mais si, un jour, Finn voyait sa sœur vêtue de noir, et si Jane entendait son frère chanter du O*e Directi*n à dix heures le matin, ils se sentiraient trahis. Du plus profond de leur être.

     

    C’est pour ça que rien ne doit changer. Jamais. Le temps s’est arrêté pour ces deux jeunes gens. Jane n’atteindra jamais la puberté, Finn ne deviendra jamais adulte. Leur bulle de cocon est faite d’acier, ou d’un métal quasi incassable.

    Ils sont seuls au monde, ils se sentent séparés et veulent se quitter, pourtant ils ne peuvent pas. Ils n’ont nulle part où aller, il n’y a personne d’autre. Personne. Par la fenêtre de leurs chambres, on ne voit aucun passant déambuler dans la rue. Il ne pleut jamais, ne semble pas y avoir de saison. Quelle heure est-il ? Zéro.

     

    Zéro.

    Ils n’ont plus qu’à attendre la mort. La vraie.

    L'attente est longue. Très longue.

     

         - Texte inspiré de ‘End Game’ par Beckett.


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  • [ Before you read this article, I would like to say that this is my personnal vision of Charlie Hebdo's attack. Don't bash on me if I have said something you might find untrue or inacceptable. No one sees what happened in the exact same way. ]

         Some people don't understand jokes. Some people don't understand irony. Charlie Hebdo maybe isn't for everyone. Some people get easily offended, sometimes by something that is supposed to make us smile, and laugh. Charlie Hebdo "made fun of" Religion- all Religions, and important politicians and people's ideals. But it is their right. Freedom of speech. France is a democracy. France is a country where everyone can express his feelings, his thoughts, and give his opinion. As I am doing right now. People, as stupid or biased as they can be, shouldn't be able to even WANT to kill someone for what he says. Especially in a country like France, which as fought for its Democracy since the Revolution.

    By using a pencil, and paper, people- people like Charlie Hebdo's crew, drew caricatures of politicians, prophets, and so on. France cannot- and has not, accepted that one should be killed for trying to make other's laugh. What happened, on this second week of 2015, is a direct attack to the French's rights and Constitution. People ar reacting, in a good or, I'm afraid to say, bad way. The whole French community has been touched by the events. Artists, journalists, authors, students, people have drawn and written about Charlie Hebdo. People all around the world are talking about it.

    The attack is France's verison of the 11th September 2001. It will be in French History school books and in everyone who witnessed it's memories. Our generation, when old, will tell this story to its grandchildren. Show pictures, drawings and articles about it. It won't be forgotten.

         People say that "by trying to kill Charlie Hebdo, the terrorists have made it immortal and invincible." I suppose they are right. Charlie Hebdo has already published a new edition of its newspaper, one week after four of its staff members died, as a proof that it still is live and strong. More than a million copies have been sold- I personnaly tried buying one, thay were all sold out at not even 9am. Charlie Hebdo's rebirth will forever stay in our hearts.

    Charlie Hebdo is now internationally known. Beijing, the USA, Europe and many more have learnt about this attack. Charlie Hebdo's drawings have been shown to everyone, put on all social media, and the people who died on that week mourned by people all around the world.


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